logo intégrative éthiopathie

Médecine Intégrative

Définition, tendances et avancées en Suisse


Cet article à pour but de vous présenter la notion de médecine intégrative

Introduction : Comme expliqué précédemment dans l'article sur la nécessité de l'étiopathie, il existe un vide thérapeutique face à certaines affections du corps humain. D'une part il reste encore beaucoup de choses à découvrir niveau physiopathologie, d'autre part le coté mécanique, au sens large, est en grande partie évincé du panel proposé par la médecine conventionnelle. Ce qui laisse libre court à une floraison de thérapeutiques dites complémentaires, douces, alternatives, etc. Force de constater les résultats de certaines, l'intégration dans les moeurs est faite, mais quid de leur intégration politique et/ou conventionnelle.

Définition

Intégrer, du latin Integer : entier, complet. Integrare : réparer, renouveler, recréer, refaire.

L'expression "médecine intégrative" est nouvelle depuis quelques années. C'est la médecine qui intègre, qui met ensemble les différentes médecines. Oui mais qui intègre qui, et quoi ?

Les médecines parallèles n'ont été décrites parallèles que par opposition à la médecine dite conventionnelle . Si celle-ci n'est pas traditionnelle, elle est, comme son nom l'indique, conventionnelle, mais encore académique, scientifique, matérialiste et analytique.

La médecine conventionnelle est-elle prête à changer de paradigme ? A intégrer d'autres paramètres ?
C'est la confrontation de l' Evidence based medicine contre la médecine de la personne .
Une fissure s'est crée entre ces deux univers opposés, la naissance de l'expression "médecine intégrative" en est la preuve vivante.


"Le terme médecine intégrative est utilisé pour désigner le recours simultané à la médecine conventionnelle et aux médecines alternatives dans le suivi d'un patient."


La définition ajoute même : Peu importe la méthode utilisée, ce qui compte est le résultat médical.

Ce qui compte, c'est le résultat : Tout à fait d'accord, mais peu importe la méthode utilisée : Permettez moi de remettre en cause cette assertion... Entre couper un arbre à la hache ou à la petite cuillère... vous voyez où je veux en venir. Généralement si il y a plusieurs solutions à un problème, nous choisirons la méthode la plus efficace, la plus rapide et la moins contraignante pour le patient. L'éternel rapport bénéfices/risques ne saurait tolérer l'approximation, l'imprécision ou encore l'indétermination.

Les tendances actuelles

Si différents type de médecines ont toujours existé, on remarque un intérêt grandissant ces dernières décennies quant aux médecines complémentaires. Elles ont un large écho dans le public et les médias.

La tendance actuelle va dans le sens de les rapprocher des pratiques hospitalières et médicales.

Une volonté politique existe, ce qui se voit au tri effectué actuellement ( La suisse compte 25 000 thérapeutes ) et à l'attribution de diplômes fédéraux OrTRa (MM, Art, MA TC) ou la réglementation en cours des autres.

Au niveau universitaire :
  • A Lausanne, en faculté de médecine, dès 1991 cours optionnels de 12H de sensibilisation aux médecines complémentaires (MCs) pour les étudiants.
  • en 2009, suite à la votation du nouvel article constitutionnel, suite à l'initiative oui aux médecines complémentaires, création du RoMédCo, association romande pour le développement et l'intégration des médecines complémentaires (Dakomed au niveau faîtier suisse)
  • Dès 2010, une commission permanente des médecines complémentaires est crée, chargée de la mise en place d'un enseignement informatif aux étudiants.
  • En 2015, création du CEMIC, centre d'étude des médecines intégratives et complémentaires.