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2025Assurances complémentaires : ce qui se trame en Suisse

2024 -2025Contexte et évolution

Le paysage des assurances complémentaires en Suisse est en pleine mutation. Selon les statistiques de l’ASCA et du RME, le nombre de thérapeutes a considérablement augmenté, passant de 6 000 en 2000 à 30’000 fin 2024.

Parallèlement, l’intérêt pour les médecines alternatives ne cesse de croître. Une enquête de l’Office fédéral de la statistique (OFS) indique que 30 % des Suisses ont eu recours à ces soins en 2024, contre 16 % en 2022, avec un taux atteignant 39 % en Suisse romande.

Les assureurs sont tiraillés entre une offre de prestations aussi large que possible d’une part et l’évolution des coûts d’autre part.

Officiellement : « les acteurs de la branche doivent prendre des mesures adéquates afin de continuer à proposer des primes abordables à leurs assuré·es tout en garantissant une offre de qualité. »

Dans les faits : Mise en place de stratégies conjointes entre les assurances et les organismes de reconnaissance visant à restreindre progressivement la prise en charge des médecines alternatives, et ce, en dépit de l’augmentation constante des primes d’assurance.

1 mil
d'assurés

dans le portefeuille d’Helsana.

Ceux qui ont ouvert le balHelsana x RME

Helsana, premier assureur maladie du pays, a vu son portefeuille d’assurés augmenter de 1,421 à 1,529 million pour l’assurance de base.
Dans ce contexte de position forte, le RME a pris la décision conjointe de ne plus enregistrer de nouveaux étiopathes souhaitant s’installer en Suisse, bien que ceux déjà enregistrés restent reconnus.

Il est essentiel de comprendre que la principale différence entre l’ASCA et le RME réside dans la prise en charge des consultations par Helsana. En effet, le RME est l’organisme par lequel passe par cet assureur pour choisir qui, ou non, sera remboursé. Les praticiens enregistrés uniquement à l’ASCA ne peuvent pas bénéficier de remboursements de la part d’Helsana. Cette distinction a une incidence directe sur l’accessibilité des soins : les patients doivent vérifier attentivement l’affiliation de leur thérapeute pour s’assurer de la prise en charge par leur assureur.

Ainsi Helsana initie le bal en évinçant tout simplement la prise en charge de l’étiopathie dans le futur. Helsana continuera de rembourser néanmoins, avec grande magnanimité, les étiopathes qui étaient déjà installés avant 2024.

La stratégie de la CSS

En voyant le succès de l’entreprise d’Helsana,

La CSS a « accordé, pour différentes méthodes, un délai transitoire conforme au marché pour le développement professionnel des thérapeutes » jusqu’en 2039.

Traduction : La prise en charge de l’étiopathie disparaitra  chez-eux à compter de 15 ans.

groupe-mutuel
Le cas du Groupe Mutuel

Le Groupe Mutuel a tenté plusieurs approches pour justifier le non-remboursement de certains de leurs assurés courant 2024. Cela a probablement du irriter ceux-ci, et en rapport ou non avec cela, l’assureur de Martigny ne compte plus que 993’500 assurés, soit une perte de 77’000 clients courant 2024.

Après divers tâtonnements, et certainement la pression de la perte d’assurés dans son portefeuille, l’assureur a finalement adopté une nouvelle stratégie, moins rédhibitoire qu’Helsana ou la CSS :

Une politique de limitation du nombre de consultations remboursées sans justificatif thérapeutique ou médical, fixant un plafond annuel à cinq séances pour les massages et à huit pour d’autres thérapies, dont l’étiopathie. Politique à notre sens désormais tout à fait légitime.

La suite ?

Trois assurances se sont positionnées officiellement,
nul doute que d’autres  réfléchissent à la mise en place de restrictions similaires.

Nous vous tiendrons informés sur cette page des actualités en la matière.

Stratégie
& Nos Conseils

"Critères d’efficacité, d’adéquation et d’économicité des thérapies."

Un refus de prise en charge d’une thérapie de médecine alternative est actuellement justifié de la sorte :

  • La thérapie pratiquée n’est pas comprise dans la liste des thérapies couvertes par le produit d’assurance complémentaire de la personne assurée.
  • La thérapie pratiquée doit avoir un but thérapeutique. Les traitements à des fins de prévention ou d’amélioration du bien-être ne sont pas couverts par les assurances complémentaires.
  • Respecter les critères d’efficacité, d’adéquation et d’économicité. La thérapie doit donc :
    • Se révéler efficace afin de viser une amélioration de l’état de santé.
    • Correspondre et être adéquate à la situation de la patiente ou du patient.
    • Être économiquement justifiée au niveau des frais engagés.

Face à ce qui se profile :

S’il vous semble légitime que l’étiopathie respecte strictement ces critères,

et si vous êtes contre la restriction progressive de la prise en charge des médecines alternatives, en dépit de l’augmentation constante des primes d’assurance,

N’hésitez pas à communiquer votre désarroi à votre assureur par courrier, mail, téléphone, etc…
ou selon, votre allégresse, car ceux-ci ont besoin de vos retours quant au bien-fondé de l’étiopathie et de ses résultats dans le monde médical. Le fait d’être soigné efficacement diminue les coûts pour l’assurance ! Et vous payez pour un service.

Vous pouvez avoir l’assurance que si vous ne vous manifestez pas lors des changements de politique des assurances, les prestations vont tendre à disparaitre.